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Une destination de rêve Entre Cancún et Punta Allen, en passant par Tulum, dans l'État de Quintana Roo, au Yucatán, cent vingt kilomètres de plages de sable fin et blanc attendent le touriste européen. Aux eaux turquoises et transparentes, elles sont agrémentées des cocotiers, des magnifiques sites archéologiques mayas et d'une infrastructure hôtelière pour tous les budgets.
Pour le visiteur étranger, avide de nature, de soleil toute l'année, de ballades culturelles au berceau de l'une des plus prestigieuses cultures préhispaniques du continent américain, de folklore authentique, d'un artisanat aussi riche que coloré, la Riviera maya est la destination idéale. Avec un plus pas du tout négligeable, la gentillesse mexicaine. Cancún : l'arrivée Aujourd'hui, des vols directs font des liaisons régulières entre Paris, ou d'autres villes européennes, et Cancún. Pour les amateurs des hôtels haut de gamme, la zone hôtelière, face à des merveilleuses plages, offre l'embarras du choix. Playa Langosta, Playa Tortugas et Playa Caracol sont incontournables. Rien que leur beauté est un pur plaisir. Le touriste peut alterner sans encombre les joies de la baignade et les services de restauration et de bar des installations hôtelières, qui proposent toutes sortes de services. Les ballades en ville sont très agréables, permettant au voyageur de côtoyer la population locale, dans une ambiance très mexicaine, tout en faisant du shopping. Les possibilités d'achat de pièces d'artisanat sont presque infinies, comme toujours au Mexique.
La note culturelle, dans ce cadre de vacances, est la visite au Musée archéologique, en pleine zone hôtelière. Quelques kilomètres plus au sud de l'île, se trouve le site d'El Rey, où des vestiges de temples mayas complètent le panorama des cultures anciennes de la région. Pour finir, il ne faut pas rater la visite des îles avoisinantes, en particulier celle d'Isla Mujeres, endroit paradisiaque où on peut aussi séjourner. L'une de ses particularités est la ferme des tortues où on peut observer cette espèce protégée. On y trouve aussi des ruines mayas, au sud de l'île. Playa Del Carmen La renommée de ce petit coin de paradis n'est plus à faire. À seulement 52 kilomètres au sud de Cancún, Playa del Carmen représente aujourd'hui le mariage heureux du tourisme écologique et culturel. Cet ancien village de pêcheurs est devenu, en quelques années, un pôle touristique international, sans pour autant perdre son âme. Coincée entre la mer et la forêt tropicale, la ville propose les plaisirs traditionnels de l'eau, des fonds marins hors pair pour les passionnés de plongée sous-marine et des ballades écologiques dans les forêts avoisinantes. Les excursions vers les sites archéologiques (Tulum ou Coba, entre autres) feront le bonheur des amateurs des vieilles pierres. Mais ce n'est pas tout. Le soir, la Cinquième Avenue se pare de toutes ses couleurs, et les bars, les boîtes de nuit et les restaurants rivalisent en idées pour attirer le flâneur. Pour ce qui est de la gastronomie, les options sont multiples, la cuisine étant internationale. À quelques minutes à peine, le parc naturel de Tres Ríos offre la possibilité de nager ou de faire du canoë-kayak dans ses rivières. Au nord de la ville, Punta Maroma, Punta Bete, Playa Secreto, Playa Paraíso et Xcalococo (port de l'ancienne route de navigation maya) possèdent assez d'atouts pour séduire le voyageur. Sans perdre de vue que, pendant toute la journée, à toute heure, il est possible de sauter sur un bateau pour aller à l'île de Cozumel. Xcaret À cinq kilomètres de Playa del Carmen, au tour d'un bras de mer, des restes archéologiques mayas (datant pour la plupart de 1200 à 1550) et des installations touristiques, sur un fond de nature splendide, forment un parc écologique de 130 hectares très visité. On y trouve des animations diverses, la cerise sur le gâteau étant un spectacle des danses folkloriques et préhispaniques. La baignade dans le cenote et aux côtés des dauphins dans leur milieu marin sont des points forts dans le périple du parc. De même, le passage à la serre aux papillons et à l'élevage des oiseaux sauvages, où cohabitent plus de trente espèces, est obligé. Des mammifères, y compris des jaguars, et des reptiles (tortues et crocodiles) ont trouvé refuge dans ce monde protégé, dont le but est la préservation des espèces de la région. www.xcaret.net
Paamul Paamul semble avoir été un port commercial maya ayant connu un intense trafic. La pente douce de ses plages de sable blanc, sur fond de cocotiers, en fait aujourd'hui un endroit privilégié pour la détente. On y pratique aussi les sports marins, surtout la plongée. À partir de mai, mais en particulier entre juillet et août, des tortues géantes vont y pondre leurs œufs pendant la nuit, ce qui fait de Paamul un haut lieu du tourisme écologique. Le logement se fait en cabanes très confortables, disséminées au milieu de la nature. Puerto Aventuras C'est un complexe d'installations touristiques (hôtels, restaurants, marina, golf) où de nombreux bateaux jettent l'ancre. La vie tourne au tour de l'immense marina et il est même possible de louer une embarcation pour aller à la pêche. En très peu de temps, ce coin aux eaux poissonneuses est devenu un temple de la pêche sportive. Au printemps, un tournoi attire les passionnés de ce sport qui, pour quelques jours, font de Puerto Aventuras leur royaume. Un musée des bateaux naufragés (Cedam) accueille une collection d'objets extraits des épaves échouées dans les récifs face aux côtes de la région. www.puertovallarta.net Akumal En langue maya, ce nom aux sonorités exotiques, veut dire « terre des tortues ». Encore aujourd'hui, malgré l'affluence de touristes, cette espèce préservée continue de pondre ses oeufs sur ces côtes, comme depuis la nuit des temps. Ici, la nature a été généreuse, le contrepoint des eaux translucides des Caraïbes et des rivières souterraines, des plages réputées et des grottes est magnifique. Les plongeurs du monde entier s'y donnent rendez-vous pour explorer les grottes, dont la profondeur peut atteindre 150 mètres . C'est peut-être le seul endroit au monde où les amateurs de plongée peuvent descendre là où repose un galion espagnol, le Matancero, coulé en 1741 ,et y évoluer tranquillement.
À 4 kilomètres de là, le parc écologique d'Aktun Chen est une réserve pour de nombreuses espèces, dont quelques-unes protégées. Ses 400 hectares abritent des grottes avec des sources et des cenotes. C'était un endroit sacré pour les Mayas, les eaux souterraines étant la demeure des divinités et des esprits dans leur cosmogonie. Xel-ha Dans ce parc tropical, un lagon turquoise, une rivière et une végétation exubérante conjuguent leur beauté en créant un cadre unique où la faune habite en sécurité. La baignade dans les eaux limpides de la lacune est un vrai délice. Tôt le matin, en fin d'après-midi et hors saison, lorsqu'il y a moins de visiteurs, le vacancier peut profiter du plaisir rare de nager aux côtés des poissons multicolores. Comme d'habitude dans ces latitudes, les vestiges archéologiques mayas sont là pour les contempler à loisir, après le contact avec la nature. www.xel-ha.net Tulum : le joyau Des temples au bord des plages tropicales ! Voilà l'endroit parfait pour faire valoir le credo du voyageur : rompre avec le quotidien, projeter ses fantaisies et abolir le temps. Le logement en cabanes, parfois à la lumière des bougies, contribue au dépaysement, soulignant la sensation de rêve, de vivre un moment privilégié, précieux parce que fugace. Un système d'énergie solaire contribue à renforcer la sentiment de communion avec la nature. Un peu tardifs, construits au déclin de la culture maya (1200 à 1521 après J-C), les vestiges de Tulum ne sont pas les plus raffinés des vestiges archéologiques du Yucatán. Mais le cadre où l'ensemble a été construit met en valeur son architecture. La vue, lorsque l'on se ballade en mer, sur la côte ou lorsqu'on se tourne, après avoir nagé un peu vers le large, est somptueuse. La visite tôt le matin ou l'après-midi est plus calme, avant ou après l'arrivée des groupes. Les endroits à ne pas rater sous aucun prétexte sont le temple des fresques, le temple du dieu descendant et la vue sur le site, en sortant par la porte sud vers la côte.
Coba Dans un autre registre, Coba, à 45 kilomètres au nord-ouest de Tulum, vaut le détour. On n'est plus sur la côte, mais en forêt. Les vestiges sont au milieu d'une mer de végétation tropicale, entrecoupée par cinq lacs. La beauté du site archéologique parle de sa splendeur passée, dont l'apogée date de 700 après J-C. Du haut des pyramides, du temple de l'église en particulier, on jouit d'une vue magnifique d'ensemble. La pyramide la plus haute de la civilisation maya, Nohoch Mul ( 42 mètres ) se trouve à cet endroit. La cité maya la plus étendue (70 km2) comporte quelques énigmes. D'abord, son architecture est très proche de celle de Tikal, au Guatemala. Les spécialistes supposent que les rois de Coba ont du s'allier par mariage à la ville de Tikal. D'où la ressemblance. Ensuite, un réseau de chaussées en pierre, le sacbeob, laisse encore perplexes les archéologues. Son importance était peut-être cérémoniale et il est possible qu'il ait fait partie d'un horloge astronomique. Punta Allen et Sian Ka'an Pour un au-revoir en beauté et écologique à la Riviera Maya , il faut descendre jusqu'à la pointe Sud, à Punta Allen. Dans cette zone protégée, la réserve de la biosphère de Sian Ka'an, de 5.000 km2, comporte une forêt tropicale et des côtes protégées qui garantissent la survie, sans danger, de nombreuses espèces dans leur habitat naturel. Déclaré en 1987 par l'Unesco Patrimoine mondial, le site propose un tourisme écologique bien organisé. Les amateurs des sports marins ou du plein air y sont les bienvenus. Des opérateurs locaux organisent des séjours découverte de plusieurs jours, comprenant des randonnées, des ballades en VTT, en kayak, des plongées et, pour les plus exigeants, du camping de luxe. Le tout, pour couronner un voyage inoubliable. |